Mobilité
On l’entend souvent: la circulation est infernale! Et c’est vrai, surtout pour les enfants qui marchent vers l’école St-Joseph, les gens qui habitent le chemin Pierre-Péladeau et le boulevard Sainte-Adèle et les résidents des rues du centre-ville pris avec la circulation de transit de plus en plus lourde et impatiente.
Mais d’où vient toute cette circulation-là? Oui, en partie de plus loin: des pôles touristiques de Mont-Tremblant et Saint-Sauveur, des échangeurs mal conçus de l’autoroute 15 qui font passer les camions par notre centre-ville, et d’autres villes et régions de villégiature en pleine croissance autour de nous. Mais aussi en bonne partie de nous autres.
Parce que le « trafic » ce n’est pas une force majeure: c’est moi qui prends ma voiture pour aller à une réunion à Sainte-Agathe ou prendre le train à Saint-Jérôme, c’est vous qui allez travailler à Mont-Tremblant ou à Mirabel, c’est nous qui allons marcher, skier ou faire du vélo de montagne dans nos magnifiques grands parcs! Et ce, même si ces vélos de montagne peuvent aussi facilement rouler sur des chemins asphaltés…
Non, la solution n’est pas de bloquer la construction de logements (que ça soit des « condos » ou autre chose) au centre-ville, et surtout pas de seulement en construire le long de la 117 et la 370. Au contraire, il faut agir de façon stratégique pour plus d’options de transport:
- Revoir le plan d’urbanisme pour y intégrer la notion de mobilité durable prévue dans la loi depuis 2022.
- Fixer une limite à l’urbanisation et agrandir la ville par l’intérieur, à des endroits plus facilement accessibles.
- Revoir complètement le financement des transports en commun, avec une régie intermunicipale sur le modèle de la Gaspésie.
- Augmenter la fréquence des autobus sur la 117 à toutes les 30 minutes.
- Prolonger les heures de service de 5 heures par jour, pour une correspondance garantie avec le dernier train de St-Jérôme.
Mais la mobilité ne se résume pas à la fluidité. Dans mon district, malgré les efforts pour sécuriser les rues et les intersections, on a de graves problèmes de bruit et de vitesse qui empêchent les gens de circuler librement à pied et posent aussi des dangers pour les automobilistes. Il faut alors:
- Réduire la vitesse à 30 km/h sur toutes les rues locales, mais aussi le chemin Pierre-Péladeau et le boulevard Sainte-Adèle au centre-ville, en tout temps.
- Demander à Québec des radars photo pour réellement appliquer nos limites de vitesse.
- Se doter d’un plan d’apaisement de la circulation et embaucher des cols bleus pour répondre de façon systématique aux demandes des citoyens.
Plus d’options de transports, c’est moins de gens sur la route, moins de danger pour nos enfants, plus de liberté pour tout le monde!
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